Archive pour décembre 2005
Noël blanc
Ça a pris du temps avant d’avoir une « vraie » tempête de neige cette année (on ne comptera pas les petits cm tombés ici et là) mais c’est une belle !
Pour Montréal on prévoit une accumulation de 30 cm et plus jusqu’à ce soir. Ce matin j’ai commencé par pelleter une dizaine de cm (selon mon estimation) … je suppose que ce sera reparti pour un tour en rentrant.
En attendant c’est tout beau tout blanc (jusqu’à ce que ça devienne de la berdouille brune degueu avec les autos) et ça ne devrait pas trop fondre d’ici Noël.
C’est une bonne journée pour que le métro décide de tomber en panne … ils ont beau mettre vaguement des navettes d’autobus en remplacement, ça aide mais c’est pas extraordinaire, on peut le calculer comme on veut : on embarque moins de monde dans un bus que dans un métro … combiné avec le fait qu’un bus dans la neige ça roule pas bien … et le fait qu’il y a le traffic de l’heure de pointe amplifié par la neige …. sans compter la petite madame qui s’énerve à vouloir absolument monter dans ce bus là même si il est déjà plus que plein et qu’il y en a 2 autres juste derrière, ça finit en engueulade avec le chauffeur de bus qui doit presque la pousser dehors dans le talus de neige.
résultat : arrivée à 10h15 au lieu de 8h30 … bravo : j’aurais presque été plus vite à pied.
Par contre, je préfère être à ma place plutôt qu’à celle de la fille qui était à côté de moi dans le bus et qui s’en allait à un examen : ça c’est un beau petit stress.
Excédent de bagages
Ayant entendu dire que Air Canada revoyait à la baisse la limite de poids autorisée pour les bagages et mon voyage prochain … je me suis dit que ce serait une bonne idée de m’informer.
Du coup, j’ai un peu de stress de dépasser parce que d’après le site internet, ils ont pas l’air de rigoler avec ça.
Comme certains articles ne sont pas pris en compte là dedans (manteau, canne, béquille, etc.) je me cherche des moyens d’augmenter la marge … ils parlent de « contenant pour dispositif de survie » … est-ce que ça veut dire une bouteille de picole ça ???
Parce que sur les autres, je ne pourrais pas gagner grand chose
Mieux vaux tard que jamais …
Ça fait une semaine (même plus à vrai dire) que je me dis que … tout de même …. faudrait bien faire quelques petits commentaires sur mon concert de U2 … mais on arrive à la fin de l’année et c’est toujours un peu chaud dans le nombre de trucs à faire vis à vis du temps disponible.
Bref, nous y voici, nous y voilà … ça va peut être être un peu dans le désordre mais c’est pas bien grave.
Donc le lundi 28 novembre … me voilà toute énervée que ce soit enfin le jour du concert (ça faisait quand même +/- 8 mois que j’avais acheté les billets) … avec en plus les médias qui nous avaient bien mis l’eau à la bouche (c’était quasiment présenté comme l’événement de l’année) avec des reportages sur les concerts du samedi (+ celui d’Ottawa un peu avant), on nous a ressorti 25000 documentaires sur les chaines musicales et une petite diffusion de ce que je soupçonne être le DVD de la tournée, sorti aussi de ces jours ci. En passant ça a du coûter la peau des fesses à MusiquePlus (ou Musimax … je sais plus) parce que depuis ils le rentabilisent, ça a bien dû passer 15 fois minimum.
Avec des billets dans les gradins, nul besoin de se geler un demi jour dehors pour entrer dans les premiers … faut bien y trouver un avantage. Donc arrivée au centre Bell vers 19h … petit arrêt au stand t-shirts avant la ruée … prix proportionnels aux prix des billets (cad pas donné) mais bon, on s’y attendait et tout de même … faut bien un petit souvenir et on peut bien se le permettre une fois de temps en temps (toutes les excuses sont bonnes).
La première partie étant prévue à 19h30 on va quand même s’installer (c’est encore loin le bloc 101 ??? on aurait du rentrer par l’autre côté … bah oui mais alors on aurait marché dehors sous la pluie plutôt qu’à l’intérieur). Il reste à peu près 15 minutes et on est étonnées de voir que les gradins sont très peu peuplés et que ça n’a pas l’air de se remplir très vite (bizarre … on sait bien que les billets ont tous été vendus) … petits commentaires sur la forme de la scène … et que ça doit être coooooool dans le rond (euh non c’est plutôt ovale) central (tu crois qu’ils sont combien là dedans ? … ils ont pas l’air trop serrés …. ça doit avoir été calculé).
Ce qui est bien ici c’est que les concerts commencent à l’heure ! 19h30 sonnantes, entrée en scène de la première partie, le groupe montrealais Arcade Fire, pas mal mais bon, quand on est pas venu pour ça, on ne s’excite quand même pas plus qu’il ne faut. Non, quand même c’était bien. Environ 45 minutes plus tard, ils se la jouent un peu à la Johnny (enfin presque) en traversant la foule pour sortir de scène (Ils ont pas peur eux).
45 interminables minutes d’attente (faut bien vendre de la bière et des t-shirts … merci j’ai déjà ce qu’il me faut) …
21h précises, les lumières s’éteignent, le public des gradins (qui, depuis le début de la soirée, se sont effectivement remplis au maximum) se lève comme un seul homme, la foule commence à rugir …. c’est parti !
Sous une pluie de confettis (enfin des petits bouts de papiers ou de je sais pas trop quoi), on commence avec « City of blinding lights » … ça fait toujours plaisir d’entendre quelqu’un qui dit « you look so beautiful tonight » (ok … même si c’est pas pour soi personnellement … on l’interprète comme on veut après tout).
On ne sait pas où donner de la tête parce qu’on en a plein les yeux et les oreilles … Si la scène semblait, à première vue, relativement simple (en comparaison au déploiement qu’on voyait par exemple au ZooTV Tour), une fois que ça démarre, ça vaut le coup d’oeil (excellent l’effet de tourbillon dans la cible sur « Vertigo »). La liste des chansons interprétées n’aurait pas pu être meilleure (à mon humble avis … cad par rapport à celles que je préfère) avec un bon équilibre entre les chansons du dernier album et les anciennes.
A entendre certains journalistes j’avais l’impression que Bono utilisait ses concerts pour faire beaucoup de politique … ben finalement non … évidemment, il parle des campagnes contre la dette africaine et pour les droits de l’homme (ça fait longtemps que U2 encourage Amnesty International) mais je trouvais que c’est resté dans des proportions très raisonnables.
Des moments particuliers du concert, dans le désordre :
- « Sunday Bloody Sunday » étiré sur au moins une bonne dizaine de minutes, chanté par 20.004 (le public + le groupe) personnes … ça donne chaud !
- Bono qui fait monter une fille « ordinaire » (cad qu’il n’a pas nécessairement repéré la pouf blonde dans le tas) pour danser sur « With or without you » … ça fait bien des envieux.
- The Edge qui continue à jouer extraordinairement de la guitare en courant le long du grand ovale … ça impressionne.
- Bono qui prend la peine de parler en français par moments … c’est apprécié par beaucoup même si c’est approximatif.
- Larry Mullen qui démarre une chanson différente des autres à la fin … ça fait bizarre mais tout le monde (y compris le groupe) trouve ça drôle.
- « One » avec quasi toutes les lumières éteintes et la déclaration des droits de l’homme (en français) qui défile sur écran … c’est vrai que ça fait propagande mais ça le fait quand même.
- Bono qui enlève ses lunettes de soleil … ça arrive plus souvent qu’on ne le pense (bien qu’une fois c’était pour se mettre un bandeau sur les yeux).
- « Miss Sarajevo » sans Pavarotti mais avec Bono qui prend une voix de ténor (enfin presque) … c’est assez fascinant.
Après 2 bonnes heures, la voix de Bono semble montrer des signes évidents de faiblesse dans « Yahweh » … il est temps que ça se termine pour lui … allez, une petite dernière pour la route et c’est (déjà) fini.
Seul petit regret : j’étais fâchée contre moi même de ne pas avoir pris mon appareil photo … je m’attendais à des contrôles assez stricts et je pensais que c’était peine perdue d’essayer … ben finalement non … aucun contrôle à l’entrée et pendant le concert les flashes y allaient gaiement. Pas de photos donc mais bon, je ne pense pas oublier ce concert de sitôt.
C’est vrai que le billet coûtait cher mais ça le valait largement.



