Y a des jours comme ça
Des jours où on se dit qu’on aurait été bien mieux au fond de son lit.
Vendredi, donc, on m’avait presque prévenue que j’allais jouer aux chaises musicales et déménager dans un autre bureau. Hier, un des gars qui font les déménagements et autres arrangements divers de mobiliers et petits bricolages m’apporte des boîtes de déménagement … quatre ! Et les boîtes c’est pas des demi-portions. Moi j’ai à peu près de quoi remplir une demi-boîte …. ce dont j’avise le gars en lui disant de calmer ses ardeurs déménageuses et que peut-être que le gars qui accumule du stock depuis 15 ans en aura peut être plus besoin que moi. Mais non, le gars, son chef lui a dit « apporte 4 boîtes », donc il apporte ses 4 boîtes et pas question d’en mettre 3 ailleurs, encore moins de repartir avec. Bref, je profite qu’il soit là pour lui demander si il sait quand c’est que ce sera pour de vrai le déménagement …. il me dit « oh, je ne sais pas … ce n’est pas encore planifié donc ce ne sera pas avant quelques jours ».
Ce matin, arrivant presque fraîche et dispose pour ma journée de travail, en arrivant dans le couloir, je vois ma porte ouverte … sur 30 secondes, ça a fusé dans mon cerveau …. « non, j’avais quand même pas oublié de fermer hier … non … de toutes façons la sécurité aurait fermé pendant une ronde » …. « et m… ! on a fracturé la porte de mon bureau et volé tout mes secrets industriels mes chocolats » …. J’arrive à mon bureau … qui est vide ! Hein ? quoi qui se passe ? ok, ma carte d’accès fonctionnait toujours donc on ne m’a pas viré pendant la nuit sans rien me dire. Eh ben non, les déménageurs s’était amenés de grand matin … et ont fait la gueule parce que les bureaux n’étaient pas prêts à être déménagés. De qui se moque-t-on ? Je vous le demande. Apparement, personne n’était au courant et la secrétaire l’a su en arrivant au chant du coq. Dans sa grande gentillesse (si si elle est vraiment gentille notre secrétaire), elle a donc tapé dans une boîte ce qui trainait sur mon bureau: mes marqueurs de couleurs, une boîte de mouchoirs en papier, 2 ou 3 bics tout machouillés, 15 petites bouteilles de coca vide, autant d’eau, quelques amas de feuilles savemment organisées en bordel que je sais où tout se trouve (non, pas mes chocolats … eux ils sont planqués, vous pensez bien) …. que des choses importantes de quoi remplir, comme prévu, une demi boîte.
Dans la joie et la bonne humeur, je commence donc par rebrancher tous les fils de mon ordinateur, mes écrans et compagnie …. grrr … ils ont collé le bureau contre le mur où se trouve la prise de courant ET la prise réseau … bande de comiques va. oh oh … a marche plus … ah ben oui, c’est vrai, j’arrive dans un bureau qui était vide … et dont les prises réseau sont désactivées … et comme personne ne savait qu’on déménageait là tout de suite, ben on avait pas demandé à les faire activer. Bah, je vais appeller le gars du réseau … euh sauf que sans réseau, un téléphone IP, ça marche assez mal, ça marche pas du tout en fait. Pas grave, je squatte un autre téléphone. 1h passe … 2 h passent … et ma prise est toujours pas activée … ce qui veut dire que je ne peux pas travailler du tout. A 11h30, alors que je commençais à me dire que je pourrais aussi bien aller prendre l’apéro, voilà que j’aperçois un gars du réseau, que je sais habituellement fort serviable. Je lui demande donc comment se fait-il que ça fait plus de 2 h que j’attends qu’on m’active la prise réseau (opération qui prend 5 minutes à tout casser) … le gars m’informe qu’il n’avait pas encore pu commencer ses appels de support parce qu’il y avait comme un genre d’explosion majeure … mais qu’il va m’arranger ça vite fait (quand je vous disais qu’il était serviable). C’est ainsi que j’ai pu commencer à travailler vers midi.
Puis, comme ma journée s’annonçait de toutes façons productive, on a eu droit à quelques pannes réseau … une belle panne électrique dans une salle serveur (peut être rapport à un mega orage mais on est pas certains) qui n’avait plus d’air conditionné … donc les serveurs ont commencer à chauffer … et ils se sont éteints tout seul comme des grands avant de griller. Pratique de développer quand le serveur de développement est sur son cul.
Et puis donc, entretemps, on avait eu un méga orage qu’on est devenu tout énervés comme des enfants et on a un peu regardé ce qui se passait par la fenêtre.
Et profitant d’une éclaircie, j’ai décider de rentrer chez moi et j’ai fort apprécié le trajet en métro en mode sardine vu qu’on des ponts pour sortir de Montréal était fermé suite à des accidents à cause de l’orage (8 camions renversés ça fait un peu désordre) … pont qui est normalement emprunté par plusieurs des autobus pris d’assaut par les navetteurs … qui se cherchaient donc un trajet alternatif pour rentrer dans leurs chaumières.
Mais … demain est un autre jour.




hihi… c’est pas bien de se moquer du malheur des autres mais j’ai bien rit en lisant…
…
merci vounic:D