Archive pour le 9 novembre 2009
The Wall
À moins d’habiter une grotte au fin fond de la jungle sur une île déserte (si, si, ça doit exister), il est impossible de passer à côté des célébrations du vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin

Google.de - 09/11/2009
Et du coup, je suis en train de me demander si je ne me rappellerai pas plus de ces célébrations que de la chute elle-même.
En effet, lorsque j’en entends parler ces jours-ci dans les médias, une remarque revient souvent … comme lors d’autres événements majeurs, « tout le monde se souvient de ce qu’il faisait à ce moment-là » … tout le monde ? Non. Franchement, non.
Certes, j’ai bien un vague souvenir de pelles mécaniques qui attaquent un mur bariolé qui s’écroule par pans entiers … un vague souvenir de gens qui attaquent le même mur avec tout ce qui peut servir à l’affaiblir même de la moindre miette … un vague souvenir d’un long défilé de gens ravis de « passer de l’autre côté », vers l’ouest pour un peu de liberté ou vers l’est pour un peu de curiosité (et pour défier une époque où le retour eût été impossible) … un vague souvenir qu’il se passait quelque chose de spécial …
Mais de là à dire que je me rappelle exactement de ce que je faisais à ce moment là, non, pas du tout. Pourtant, j’étais déjà assez « vieille » il me semble pour me rappeller plus précisément de ce moment là. Mais peut-être tout simplement qu’à 14 ans, la politique internationale, ça ne venait pas très haut dans la liste de mes centres d’intérêt. Notez bien que ce n’est toujours pas forcément le cas, sauf que maintenant, il me semble que je réaliserais plus rapidement la portée d’un tel événement.
C’est grave docteur ? Non, je ne pense pas. En tout cas, ça ne me pose pas de problème de conscience de ne pas savoir ce que je faisais à ce moment là.
Ce serait plus grave si même encore aujourd’hui je m’en foutais et si je n’avais aucune idée de quoi on parle, ni d’où ça vient etc.
Et puis, probablement que tout dépend des générations … est-ce que les jeunes qui ont 14 ans aujourd’hui se rappeleront clairement, dans 20 ans, de certains événements de l’actualité d’aujourd’hui ? Ils se rappeleront peut être plus des certains « buzz » internet. Peut être.
Par contre, l’évocation de cet événement, me rappelle plus les jours, semaines, mois qui ont suivis … tous les changements que cela entraînait … les atlas qui changeaient (et ce n’était que le début d’une longue vague de révision des cartes européennes … au point qu’aujourd’hui, la géographie que j’ai apprise à l’école me semble bien désuette … tout comme les « anciens » qui parlaient de Congo Belge, du Siam ou du Dahomey) … les autocollants « DDR » qui ne signifiaient plus qu’un souvenir sur des autos … des doubles équipes nationales qui ne font plus qu’une dans multitude de sports … la fin des « méchants » qui viennent de l’est dans les films et les feuilletons … et puis, des histoires plus ou moins romancées et/ou romanesques de retrouvailles, des histoires qui ont ravivé un espoir de retour de certains disparus, espoirs qui auront été plus souvent déçus qu’autre chose.
Et puis, assez étrangement, plutôt que la chute elle-même, j’ai un souvenir plus nette d’une reconstitution anecdotique de l’événement … 3 ans (si ma mémoire ne me fais pas défaut) et quelques plus tard, la fancy-fair de mon école … alors que les concours de play-back avaient encore la cote (même s’ils étaient sur leur déclin … je crois que ça a été une des dernières, si pas la dernière édition de la grande époque de ces concours dans nos murs) … un groupe de gars de ma classe avaient repris ça …
… d’une façon mémorable, un d’entre eux, vêtu d’un uniforme militaire construisait un mur sur l’avant de la scène pendant la plus grande partie de la chanson et le détruisait à la fin. En réalité, ils l’ont fait 2 fois … d’abord dans le spectacle de café-théâtre … une réussite de l’avis de tous, limite de la standing ovation … et ensuite une deuxième fois, le lendemain, pour le concours proprement dit … où ils ont terminé deuxième. Pourquoi ? simplement parce que dans leur deuxième « représentation », la destruction avait été beaucoup plus violente, trop violente du goût du jury (la première fois, le mur avait été relativement épargné puisqu’il devait encore servir le lendemain).
Dans mes souvenirs aussi, le façon dont tout le monde voulait avoir son morceau de mur et la folie mercantile qui s’en est suivie. Je n’ose pas imaginer ce que ça aurait donné si Ebay avait été dans le tableau à cette époque. Heureusement, que certains morceaux ont été épargnés pour les musées et autres. Ça me tentait, pour illustrer l’article, d’aller photographier le bout qui est conservé à Montréal, mais, après tout, je n’aurais pas fait mieux que ça.
Si on veut se remettre en mémoire quelques images de la chute du mur, on va voir le diaporama de Google fait à partir des archives de photos du magazine Life.
Bon, ça, c’est fait
Comme chaque année (lorsqu’on n’a pas une épidémie de grippe à se mettre sous la dent des conversations de pause-café pause-coca), arrive la question de « est-ce qu’on aura un été indien cette année ? » (on peut aussi dire été des indiens si on préfère).

Une chanson aussi jeune que moi
Parce que oui, le phénomène que personne n’aurait remarqué sans Joe Dassin, il ne vient pas chaque année. Et jusqu’à présent, on était plutôt pessimiste en ce qui concerne sa venue cette année. La période de gel qui précède, ça par contre, oui on l’a eue. Merci bien.
Et puis paf le chien, hier, voilà des températures « supérieures aux normales saisonnières » (oui, ici, 15° en novembre, c’est anormalement élevé). Comme hier je suis restée presque que en mode hibernation, je ne me suis pas vraiment rendue compte.
Et voilà qu’aujourd’hui, belote, rebelote et dix de der, je sors pendant mon heure de midi pour aller faire une petite course et je commençais à suer comme un pourceau (ah, on me dit à l’oreillette que les pourceaux ne suent pas, rapport au fait qu’ils n’ont pas de glandes sudoripares et qu’ils se roulent dans la boue pour se rafraîchir) en remontant la côte. Évidemment, on en était à 18° à l’ombre ! C’est charmant de rentrer dans un centre commercial déjà plein de décorations de Noël alors que c’est la canicule qu’on atteint de telles températures dehors.
Suspense, gardera-t-on demain une température assez élevée pour répondre au critère de « 3 jours où tu te demandes si c’est normal cette température » ??? Pas sûr, les prévisions nous annoncent qu’on va se prendre une chute d’une dizaine de degrés dans les dents.
Moi j’espère que oui, histoire qu’on soit débarassés de la question et qu’on puisse enfin passer à un autre sujet essentiel, à savoir « J’en ai assez de pelleter de la neige » (généralement énoncé dans un langage moins châtié).
Et on revient bientôt pour un autre billet contenant des vrais morceaux de sérieux (un peu) et d’actualité.



